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 ☾ LES REPONSES D'ADALINE

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Bobbi Oswald

○ posts envoyés : 37
○ pseudo/prénom : sparrow ※ marion
○ avatar : sophia bush
○ multicomptes : joey carstairs (shantel vansanten)
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MessageSujet: ☾ LES REPONSES D'ADALINE   ☾ LES REPONSES D'ADALINE EmptyMer 21 Nov - 19:11


deep impact
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Heart made of glass, my mind of stone

Tear me to pieces, skin and bone.

(@billie eilish) ☆ adaline & maks.

Les mots restent en suspens. Tant de choses à dire. Tant de maux à panser. Les non dits ont prit le dessus beaucoup trop longtemps. Pourtant, elle garde les lippes fermées sur les sentiments qui l'assaillent. Ils la tiraillent, son coeur lui ordonne de se dévoiler un peu plus, d'oser enfin affronter cette vérité salvatrice mais destructrice. Elle le sait Ada, que derrière les traits de son visage fermé, que derrière cette froideur se cache la fille amoureuse. Celle qui rêve de poser le bout de ses doigts sur la peau balafrée de l'être aimé, d'embrasser la commissure de sa bouche. Dans les sombres nuits de son passé, dans la chaleur de ses draps, elle y a longuement pensé à le rejoindre sur le canapé. A se laisser bercer par l'illusion qu'elle aimait se donner. Futile. Volatile. Des rêves loin de sa portée. Le masque de glace comme seul remède, la jeune femme éclipse rapidement ses pensées, se relève de sa position soumise et balance, amère, ce qu'il mérite d'entendre sur le moment. Le dégoût comme seul rempart, Maks touche un point sensible qui la fait tiquer. La culpabilité, sa faiblesse à elle, alors qu'elle ne connait que le mensonge et la trahison. Elle aimerait se racheter de ses fautes, se faire pardonner. Beaucoup plus facile à dire qu'à faire, Adaline le sait. On ne pardonne pas l'impardonnable. On n'efface pas non plus la douleur qu'on a créé. On ne ramène pas à la vie les âmes qui se sont envolées. Sur un plateau d'argent, il lui sert ses convictions. Le choix, jamais elle ne l'avait eu et elle ne l'aurait certainement pas aujourd'hui. La fierté comme dernier rempart, du haut de ses deux jambes, la belle laisse ses pupilles sur l'innocence des rues qui se joue derrière la carreau. Acceptant du bout des lippes son offre. Faisant mine de le faire du moins. De toute façon, accord ou non, elle le ferait quand même.

La culpabilité se présente sous plusieurs formes. Et s'ils devaient être amener à se croiser encore et encore, la succube devait se faire pardonner. Dévoiler les morceaux de son palpitant brisé. Lui sauver la vie, veiller à ce que rien ne lui arrive. Comme il l'avait fait pour elle. Comme il l'a toujours fait peut être. La vérité à demi avoué, elle ose enfin reporter son regard vers lui. La colère s'en est allée. Elle n'a plus la force de tout supporter. Elle n'en est plus capable. La rédemption commence par là. Le début d'une longue route qu'elle sait déjà sinueuse et emplie de pièges, de douleurs et de larmes. Elle ravale le peu de fierté qu'il lui reste encore, fait danser sa chevelure sur sa peau dorée. Dans la lueur bleuté de ses yeux, elle constate qu'il ne sera jamais capable d'oublier ses faux pas, de laisser derrière lui la faute qu'elle a commise. Heurter la confiance qu'il lui a donné. Elle s'est envolée elle aussi, comme les chimères des câlins luxurieux jamais consommés. Un doux rêve qui ne verra jamais le jour. La question reste en suspens dans l'atmosphère et la belle peut presque entendre les battements de son palpitant. Les lèvres entrouvertes, elle s'apprête à baisser les yeux vers le sol tandis qu'il prend déjà ses affaires, prêt à s'enfuir de cette prison. Prêt à la laisser là, seule avec ses cauchemars et ses remords. C'est pas ce que tu mérites après tout ? Une longue vie de solitude et de questions. Laisse faire. Ça n'a pas la moindre importance maintenant. Faute de réponse de sa part, Adaline essaie de se donner bonne figure. Essaie simplement. Et c'est lorsque ses pupilles charbonneuses se relèvent qu'elle le voit approcher à grands pas de son échine meurtrie et cabossée. La brune reste un moment muette, soucieuse tout à coup. Il a les pas lourds et l'allure meurtrière. Mais derrière cette image intouchable qu'il se donne lui aussi, y a le besoin de ressentir l'émotion vivace qui les perturbe depuis de longs mois. Stoïque, droite comme un "i", Ada n'ose pas bouger. Elle n'ose presque pas respirer. Et c'est lorsque ses doigts se posent sur ses joues rougies que son coeur rate un battement. Celui de trop. Ses jambes tremblent comme une feuille. Elle est incapable du moindre mouvement. Comme si t'allais tout briser d'un battement de cil. Sa bouche s'écrase sur la sienne avec violence et elle rejoue les ténèbres, leurs ténèbres, d'un mouvement de paupières. La belle se perd dans la chaleur de sa peau, le goût de ses lippes et cette sensation d'infini. La boucle bouclée. Ou presque. Des années à l'espérer, à rejeter l'évidence aussi. Consumée en quelques secondes à peine. L'étreinte est brève mais intense. Maitre mécanique, envie salvatrice, elle lui répond avec la même vigueur, déposant ses doigts contre ses bras qui prennent son visage en coupe. Y a l'incompréhension qui s'emmêle. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Le contact de leurs peaux brisés, ils retrouvent l'étincelle d'un regard avant qu'il ne s'échappe de ses griffes manucurées. Muette comme toujours. Adaline ne sait quoi lui dire, quoi faire. Surprise par un jeu qu'elle n'était pas prête à entreprendre. La seconde d'avant, il avait l'envie destructrice et là, il en était tout autre. Prêt à se consumer l'un à l'autre. T'as jamais comprit ces moments d'humanités. Comme si un bout d'vie t'échappait.

Il l'assaille de mots forts. D'histoire d'amour. Adaline en est trop bouche bée pour oser bouger. L'aimer ? Elle n'en croit pas un mot et en même temps, elle est certaine de l'évidence de ses paroles. Un pas puis deux avant que la distance ne comble le trou béant qu'il vient de laisser dans son échine frissonnante. Tu l'sais n'est-ce pas ? Qu'il t'a aimé. Mais t'as toujours fait semblant de rien voir. Parce que dans l'fond de ta cervelle ramollie tu sais que tu lui feras du mal. Tu sais que t'es pas capable d'être la personne qu'il attend que tu sois. La veste enfilée comme dernier bouclier, Maks a les doigts posés sur la poignet de cette fichue porte et si toute à l'heure elle avait refusé son entrée, là tout de suite, elle savait ne plus pouvoir respirer s'il s'en allait. Retiens le. Qu'est ce que t'attends ? Les derniers regards qui s'affrontent. Il attend surement un mouvement de sa part. Un mot. Un chuchotement, n'importe quoi. C'est le clic de la poignet qui se tourne lentement dans le néant de l'atmosphère lui la fait se réveiller. Un mouvement de tête de gauche à droite, les pieds de nouveau sur Terre et le fil du temps qui reprend son court. Elle se mord la lèvre inférieure, pèse le pour et le contre silencieusement jusqu'à faire taire son inconscient. Il l'assaille de milles et une questions. Adaline n'a pas les réponses. Adaline se laisse finalement porter par ses émotions et cette putain d'envie qui lui brûle l'estomac. Le pas lourd, l'assurance non contrôlée et ses yeux qui ne quittent plus les siens, la brune s'avance vers lui, comme il l'avait fait y a quelques secondes. Elle se stoppe lorsque son être percute le sien de plus fouet. Flou. Tout est flou et tout est limpide à la fois. Sensation étrange qu'elle ne comprend pas. Qu'elle ne cherche pas à comprendre non plus. J'savais pas. Elle balbutie, en perd son langage. Cherche la solution dans la fermeture de son blouson et passe une main maladroite dans ses cheveux bruns. T'es nerveuse. Je m'en rendais pas compte. J'pensais que tout ça, c'était dans ma tête et ... Elle l'avoue, à demi mot, sans vraiment le faire. Les sentiments dans sa tête. Cette envie pressente qu'elle ne s'incombait qu'à elle même. Pourquoi l'aurait-il aimer après tout ? Pourquoi elle ? Adaline ne contrôle plus ses gestes ni ses mots. Le flot d'émotions prend le dessus sur la raison. Cette voix dans sa tête qui lui crie de se taire, qu'il n'a pas à savoir. D'un mouvement brusque, la belle referme vivement la porte de cette chambre de motel, l'emprisonne avec elle dans son enfer personnel. Du bout des doigts, la brune tourne la clef et verrouille à jamais ce qu'il reste d'eux. Geste symbolique. Sans un mot de plus, elle fourre la clef dans la poche arrière de son jean. La voix est clause. C'est ça ton truc ? L'enfermer avec toi. En faire son prisonnier. Pathétique. T'as vraiment un truc dérangeant. Ils sont trop proches pour que la succube ne réfléchisse convenablement. Elle sent son souffle contre son visage et retrouve la lueur bleuté de ses yeux, dans un silence de plomb. Le temps s'est de nouveau arrêté autour des amants maudits. Et bêtement, elle se met à songer qu'il parlait de sentiments au passé.



Dernière édition par Bobbi Oswald le Dim 13 Jan - 20:45, édité 14 fois
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Bobbi Oswald

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MessageSujet: Re: ☾ LES REPONSES D'ADALINE   ☾ LES REPONSES D'ADALINE EmptySam 24 Nov - 20:58


home sweet home
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The world was on fire and no one

could save me but you.

(@ursine vulpine) ☆ adaline & zacarías.

Y a eu l'orage des retrouvailles, la peur d'un souffle proche de la fin et le regard perlé de regrets anciens. Elle pensait pas, Adaline, qu'il viendrait quémander à sa porte, baissant les armes. Mettant de côté l'égo qui gonflait sa poitrine, loin des abysses de l'orgueil. La futilité des paroles, le coeur qui se soulève une dernière fois. Elle n'avait plus aucune raison de fuir, à part pour mettre fin à la torture de l'éternité, celles de mains habilles qui encore, de loin, avaient un pouvoir certain sur son être tout entier. Ses bourreaux. Ses tortionnaires. Les seules figures parentales qu'elle connaissait. Ils étaient loin. Peut être. N'avaient pas encore frapper lourdement à sa porte. Est-ce que ça avait la moindre importance ? Des décennies à marcher dans son sillage, gardant un oeil indiscret sur ses nuits et ses lendemains. Même loin d'elle physiquement, ils avaient toujours ce pouvoir cuisant sur la moindre des décisions qu'elle prenait. Même renier son don, c'était juste pour eux. Contre eux. Pour que plus jamais ils n'osent la toucher. Pour que plus jamais ils ne se servent d'elle. Mais à l'instant même où leurs regards ténébreux viendraient à se poser sur ses traits tirés par la fatigue, elle baisserait l'échine comme la docile bête qu'elle était. Marionnette, poupée vaudou. L'instrument des fils de Satan, à jamais et pour l'éternité.

La clope entre les doigts, les pupilles ancrées sur l'extérieur, Ada contemple le paysage gris qui s'offre à elle. Les pensées qui serrent sa poitrine de trop, comme souvent, comme toujours. Elle se fait mal toute seule. Se donne des objectifs impossibles à atteindre tandis qu'elle a déjà baissé l'échine juste pour lui. Juste pour ces paroles, ces besoin vicieux. Elle a pas su lui dire non. Inspirant une grande bouffée de cancéreuse, elle laisse finalement glisser ses doigts vers le cendrier, écrasant sans ménagement le mégot fumant au fond du bocal. Il fallait qu'elle sorte. Qu'elle bouffe de l'air frais à en faire pâlir un mort. Un boulot. Se faire un peu d'argent. Il manquait cruellement dans ses poches et bientôt, elle n'aurait plus de quoi se payer un paquet de cigarettes. Pourtant, Adaline n'a jamais fait dans cette futilité. Le fric va et vient, elle se fiche pas mal d'en avoir et se persuade qu'il est inutile jusqu'à ce que la faim ne lui creuse l'estomac. Le corps vissé sur ses deux jambes, la jeune femme enfile docilement sa veste en cuir et ses bottines noires, attrapant au passage son sac en bandoulières. Elle est prête à passer passer l'entrée mais c'est lorsque ses doigts effleurent la poignée qu'on se met à frapper. Arquant un sourcil, elle reste un temps immobile derrière le bois se questionnant sur la personne qui se trouve juste derrière. Elle hésite, passe la main dans sa poche avant d'enfin, ouvrir brusquement le dernier rempart qu'il la sépare d'un passé révolu et oublié.

La bouche qui ne forme plus qu'un "o" déformé par la surprise de voir des traits inconnus. Si inconnu que ça ? T'en es certaine ? Aller, fais un effort. Tu l'sais que ça te dit un truc. Il commence par se présenter mais ne termine pas sa phrase. Se coupe dans l'élan de politesse qui semblait ne lui avoir jamais fait défaut. Le silence comme seul ami, l'instant semble suspendu dans le temps tandis qu'elle n'ose rien dire. Après tout, c'est bien lui qui est venu vers elle et non l'inverse. Qu'il donne son excuse et rapidement, Adaline est pressée. Toujours des excuses pour ne rien affronter. Il balance un prénom, se perd dans les iris charbonneuses de la brune. Elle fait de même, sans états d'âmes, sans gênes aucune et dévisage la moindre parcelle de ses traits. Il répète, encore une fois, semble revoir un fantôme du passé, incapable d'aligner deux mots à la suite. Vous devez vous tromper. Qu'elle lui balance, les mots claquant contre ses dents, le visage tout à coup fermer. Il raconte n'importe quoi. Il sait pas qui t'es. Insistant. Impossible pour la brune de fermer la porte sur ce mensonge de plus, il la tient fermement ouverte, les doigts contre le bois qui enlacent également ... Un insigne. Elle remarque le dorée du blason fièrement porté. Zacarías. Juan. Margot Mayfair. Les noms se mélangent dans son esprit mais pas assez pour qu'ils y restent. Ou alors, l'impossibilité pour elle de revoir un passé oublié. Pourtant, elle le cherche parfois mais lorsqu'elle touche du doigt ce qui pourrait être elle, Adaline, elle referme toujours le coffre des souvenirs. La crainte de n'être plus assez bien pour cette personne. La crainte de souffrir encore une fois. Non, j'suis désolée. Tu t'excuses toujours. Arrête. Ça ne m'dis rien. Vous devez vous tromper vraiment. Elle ne veut pas insister. Elle ne veut pas se souvenir et enfile le masque de glace qu'on lui connait si bien. La froideur dans la voix, le regard qui s'enfuit et la respiration saccadée. La belle fait un pas en avant, le forçant à reculer tandis qu'elle poursuit à ses occupations. La fuite et comme il ne semble pas enclin à laisser la porte se fermer derrière son visage, elle sort de sa chambre miteuse à l'odeur de tabac froid pour rejoindre la mélancolique d'un air pur et frais, celui de l'extérieur. Vous êtes venu pour quelque chose en particulier ou j'peux partir ? J'ai des choses à faire. Le dos tourné, elle ferme la porte à clé et remet en place une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle attend une réponse et en même temps non, craintive de la réponse qu'il pourrait lui donner.

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